"Comptoise".

Publié le par Nico

Le coeur balancé
Comme le poids d'une vielle horloge comtoise
Le coeur d'artichaut
La dernière feuille arrachée à «plus du tout»
Ca s'écrit dans la tête en transit
Et s'enfuit dans les rues arpentées
En hermite devant l'écran blanc
L'administration de la vie quotidienne
L'intendance panique les phrases
A grand coup de schlass dans le délire nécessaire
La concentration brouillée au batteur élèctrique
Ca s'écrit dans la tête en transit
Le coeur balancé
Comme le poids d'une vielle horloge comtoise
Entre des murs d'enceintes hauts comme ça
Je fais les cents pas à ciel ouvert
A l'extérieur
Entre des murs d'enceintes hauts comme ça
Sang pas
Laisse moi tranquille s'il te plait
Ch'uis désolé, je le sens pas
Mes désirs se sabordent les uns les autres
La serveuse me tend la carte
Je ne sais pas quoi choisir
La chaise éclate sous mes fesses
Où est l'ivresse?
Sang pas
Le crâne ouvert à tous les enjeux
Même ceux qui n'éxistent pas
Je fais les cents pas à ciel ouvert
Adolescent mordu par vingt-sept dents
Recherche joie de vivre tout le temps
Parce qu'il l'a des fois
Avec soif
Plus tristesse qui fait du bien tout le temps
Mais des fois
Pour laver linge sale en famille
Mélancolie ne pas s'abstenir.
Me tenir au jus cent pour cent pas concentré
Car annonce sérieuse.
Ce que provoquent les yeux dans la tête fait mal
Ce qu'ils ne voient pas aussi
Mais des fois non
Ca je le sens
Le coeur d'artichaut doublé d'un goujat maladroit
Assumé sans que ça se voit
Bien baiser sincère de sibérie
Le coeur balancé
Comme le poids d'une vielle horloge comtoise
Une phrase pour terminer...





...soufffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffle

 

Publié dans Textes - Slam...

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N
Bien balancé
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T
Chaque écrivain commence par épuiser le sujet qui le tourmente le plus et qui ne tourmente souvent que lui même : lui même. Plus il écrit, plus il épuise ce premier sujet pour arriver enfin vers l'écriture. Je ne connais pas d'écrivain dont le talent sert à parler de lui même et de son opinion propre. L'écrivain se projète en chacun et s'efforce de comprendre le monde. S'il ne cherche qu'à comprendre son propre monde il construit sa cellule. Certains n'arrive jamais au bout de leur premier sujet. On ne dira pas qu'ils sont de mauvais écrivains, simplement ils n'ont pas suffisement travaillé. Ceux qui vous disent que le travail est une corvée, nomment leur feignatise "conviction". Le travail est un moyen, celui qui ne travail pas en est dépourvu. Il vit sur le simple ressort de ce qu'il est de manière innée est s'empute lui même de ce qu'il pourrait travailler à être. L'Homme travailleur change le monde et le monde lui rend bien. Il n'est pas interdit de ne rien faire, ou même de faire le moins possible, mais alors il faut savoir ne prétendre à rien et ne jamais refuser de l'admettre en public.
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B
"L'intendance panique les phrases"beaucoup de bonnes phrases....L'intendance ? ou la non-intendance ? " Où est l'ivresse?"j'avoue....un chouette texte qui me met dans la narine l'odeur de l'intérieur du haut verduc. Un peu de tremblé en sus.
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B
" Ca s'écrit dans la tête en transit"
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L
Tu devrais écrire plus souvent espèce de feignant :o))
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