La critique de droite et la critique de la droite.

Publié le par Nico

  Jean-Marie Cavada (UDF) : « Les promesses annoncées sont catastrophiques du point de vue budgétaire dans un moment où, à l’inverse, il faut dire comment on va diminuer la dette de la France. » A propos des 100 propositions de Ségolène Royal. Il est important, effectivement, que ses mesures bénéficient de l’argent nécessaire à leur mise en œuvre. Sinon elles resteront du vent en lieu et place d’un puits promis en temps de sècheresse. Nous verrons si elle est élue.

  Ce qui me marque c’est à quel point la plupart des élus de droites n’entrevoient la politique que comme de la gestion des ressources humaines en entreprise. Le citoyen n’est qu’une force de travail ou de réflexion servant à créer de la richesse, de la plus-value. On réfléchi à comment l’utiliser au meilleur prix et en thermes de rentabilité. Il ne doit pas "coûter". Il peut s’endetter pour ne pas peser sur les ressources de l’état et payer des intérêts aux banques privées. Les actionnaires sont contents. Mais s’il vous plait qu’il ne fasse pas chier avec ses besoins vitaux ! Pour la droite l’homme doit survivre au maximum par lui-même : l’estomac creux sa motive et il faut bien comprendre que c’est pour le bien de la France, son "rayonnement économique"… La santé, l’alimentation, l’éducation, le logement sont compris dans la démerde. Facile à dire pour des gens qui sont nés le cul dans la soie ou dont l’inox de la cuillère dans leurs bouches est devenu  de l’argent. Pour ces derniers je reconnais le mérite et le combat mais qu’ils ne viennent  pas, maintenant qu’ils sont parvenus, crier au loup dès qu’un pauvre demande l’aumône… Il n’a qu’a travailler disent-ils et lorsque le travailleur lui aussi à besoin de la charité on lui répond qu’il n’a qu’à travailler plus… Il ne faut surtout pas toucher au capital que les employés ont contribué à faire grossir. Redistribuer réduirait la piscine de certains de 3 ou 4 mètres… Mais merci, patrons des grands groupes, de faire survivre une grande partie des français et de rien pour la marge que vous dégagez sur le fruit de notre travail…

 Nous ne sommes pas que des bras métalliques ou des ordinateurs à la disposition des entreprises. Nous vendons nous aussi un service. Elles en ont besoin, qu’elles le reconnaissent et qu’elles le payent. Je n’en peu plus du mépris affiché par les grands patrons et notre gouvernement pour les chômeurs ou les petits employés tous qualifiés de faignants. Les campagnes de pub du MEDEF où les entreprises semblent nous dirent ben alors qu’est ce que vous foutez ! On vous attend bandes de flemmes, vous ne voulez pas travailler ou quoi ? Ils veulent nous faire croire que la cause de notre chômage c’est nous… Que si les soins ne peuvent plus être remboursé comme avant c’est nous, on a trop abusé vous voyez… Il y a peut-être eu des abus mais ce que la droite veux que l’on intègre c’est que vivre se mérite et que si on est pauvre, si on est en mauvaise santé, si on mange mal que l’on est mal logé c’est que l’on ne fait rien pour pouvoir accéder au bien être que l’on est pleinement responsable de se qui nous arrive. La mort du service public non rentable (santé, éducation, logement, minima sociaux, retraite et j’y rajouterai, si j’étais président mais je ne me présenterai pas, trop peur de diviser la gauche…, l’alimentation…) organisé par la droite ne signifie pas autre chose. Si Nicolas Sarkozy passe il finira de tasser la terre sur sa tombe. Les représentants frappent déjà a ma porte pour me vendre des assurances maladies privées… et j’imagine…si par exemple j’avais le sida : « On vous couvre la bronchite pour ce prix là mais alors pour le V.I.H, la, c’est beaucoup plus cher vous comprenez. »

 L’objectif de la droite est d’acculer les gens à ce qu’il n’est plus le choix de quoi que se soit. Pour rester vivant il faudra payer. Et pour en avoir les moyens nous devrons tout accepter, encore faudra-t’il le pouvoir. Nous serons tenus comme seuls responsables de ne pas se donner les moyens de notre intégrité physique et mentale. Une fois les entreprises rentrées dans tous les domaines de la vie avec la complicité de l’Etat qui ne voudra plus s’occuper de ses citoyens, nous serons livré à nous même qu’elles que soient nos capacités. Plus nous accepterons les efforts financiers que l’on nous réclame sur notre protection « vitale », pour laquelle nous cotisons déjà tous, et son transfert vers le privé, plus le gouvernement nous dira : Eh ben vous voyez que vous pouviez, il fallait juste faire un petit effort. Ils auront eu jusqu’à notre peau…

 Les critiques des représentants de droite témoignent bien de leur vision du politique : de l’économie dans tous les sens du terme. Abandonner les hommes et les femmes à leur sort en leur disant nous vous rendons  votre liberté et votre pouvoir d’action, de mieux décider de votre avenir, nous voulons mettre en valeur votre dynamisme et votre désir d’avancer, nous vous donnons toutes vos chances d’où que vous veniez… Le problème c’est que suivant d’où on vient on ne part pas tous avec les mêmes bagages… Mais ça, ça ne les regardent pas, les petits désagréments de chacun.

 Ségolène Royal a au moins le mérite, d’être de gauche déjà, dans ses propositions d’aborder la politique comme le « vivre ensemble » et de considérer le citoyen autrement qu’un créateur de richesse potentiel ou qu’un boulet pour la société (c'est-à-dire le contraire de la droite qui ne veut l’envisager que dans cette dualité). Nous en reparlerons.

 Et j’ajoute qu’elle représente une des meilleures chances de ne pas voir la droite au pouvoir une nouvelle fois, surtout en la personne de Nicolas Sarkozy, ce qui pour moi, à l’heure d’aujourd’hui, est l’essentiel. Nous en reparlerons.

 
 
 

Publié dans La vie quoi!

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B
c juste, le chomage est effectivement un bel instruement de pression et permet en plus de culpabiliser les foules... et sacré blog !
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G
Il est tellement difficile de percevoir, mesurer et comprendre la profondeur du cynisme de la droite économique et politique. Car ils prétendent être des experts économiques (avec les résultats que vous savez quand ils dirigent la nation), vouloir mener "la guerre au chômage", pour reprendre la énième formule rhétorique de notre toujours actuel premier ministre, mais leur mesure-phare, l'allongement de la durée de côtisation pour les retraites, s'explique par une volonté claire et déterminée d'empêcher une baisse drastique du chômage, car depuis des lustres déjà, chômage et chômeurs sont instrumentalisés pour que les patrons puissent faire pression sur les salariés (par la menace du licenciement), pour refuser les hausses de salaire (et la France est le pays d'Europe dans lequel les salaires les plus bas ont stagné depuis 20 ans). M. Gerard Filoche, auteur de "La vie, l'amour, la santé..." l'explique très bien. A gauche, il faut cesser d'être naïfs et bêtement gentils.
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B
sans être un spécialiste des finances on juge un bilan selon qu'il est positif ou négatif et le fait est qu'il est ultra négatif et pas depuis cinq ans simplement. Je ne reproche rien à ton analyse, au contraire, mais simplement à son côté partiale. Je ne pensais pas faire d'analyse économique (je n'en suis effectivement pas capable) je peste simplement contre ceci : "L’objectif de la droite est d’acculer les gens à ce qu’il n’est plus le choix de quoi que se soit". Ton texte m'a laissé penser que le problème est unilatéral, ce que je ne croi pas.
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N
Soit dit en passant, mon ami, tu me demandes de proposer des solutions mais peux-tu ,s’il te plait, me parler de « la situation économique », sujet que tu a l’air de maîtriser et ton analyse m’a l’air aussi originale et poussée que celle qu’en fait Sud-ouest mais je ne t'en tiendrais pas rigueur mes connaissances en la matière étant trés faible. Ce qui ne m'empêche pas d'éssayer d'en comprendre certains aspects et de dire mon avis au risque de me tromper.<br /> bises à toi.
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N
Je suis d'accord, il faut bien créer de la richesse. Ne nous leurrons pas, de l'argent il y en a, aujourd'hui le CAC 40 a atteint un niveau jamais atteint en 6 ans ce qui veut dire que si cet argent n'allait pas que dans la poche des actionnaires mais dans la création d'emploi, dans la formation etc... celà augmenterait de fait le nombre de cotisation sociale et donc le financement de la solidarité nationale un exemple parmi tant d'autres. Mais les grands groupes ne veulent pas embaucher, ils préfèrent la version de Sarkozy:ne pas créer d'emploie mais demander aux employés de travailler plus avec une exonération de charges sociales sur les heures supplémentaires. Dans se système là, ce que l' on gagnera de plus sur notre salaire, nous le perdrons car tout ce qui avant était financé par notre solidarité nationale deviendra entièrement payant...
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